8 Jul 2026, Wed

Sébastien Hinault : ses parents, sa famille et l’homonymie avec Bernard Hinault

Sébastien Hinault, ancien coureur cycliste français

Sébastien Hinault, ancien coureur cycliste né le 11 février 1974 à Saint-Brieuc, n’a aucun lien de parenté avec Bernard Hinault, le champion surnommé “le Blaireau”. Son véritable père, Jean-Paul Hinault, était lui-même cyclo-crossman amateur dans les Côtes-d’Armor.

Jean-Paul Hinault, le vrai père du “faux fils”

Un père cyclo-crossman à Pordic

Le père de Sébastien Hinault s’appelle Jean-Paul Hinault. Ancien coureur essentiellement de cyclo-cross à l’UCP, le club de Pordic dans les Côtes-d’Armor, il a débuté le vélo à 18 ans avant de devenir plus régulier vers 22 ans, tout en travaillant comme ouvrier puis chauffeur livreur. “Je commençais à 7 h le matin jusque très tard le soir”, racontait-il à Ouest-France en avril 2019, expliquant que le dimanche restait souvent consacré à la petite reine.

Aujourd’hui retraité, Jean-Paul Hinault continue de rouler chaque semaine avec les clubs de Plérin et de Pordic, parcourant entre 70 et 90 kilomètres à chaque sortie. Il s’est ensuite naturellement tourné vers l’accompagnement de ses petits-enfants sur les routes des compétitions, prenant le relais du soutien qu’il apportait autrefois à son fils.

La confusion tenace avec Bernard Hinault

Bien qu’ils partagent le même patronyme et proviennent tous deux des Côtes-d’Armor, Sébastien Hinault n’a aucun lien de parenté direct avec Bernard Hinault, le célèbre “Blaireau” quintuple vainqueur du Tour de France. Cette homonymie a pesé lourd sur sa carrière naissante en 1997. “Ça m’a toujours fait sourire cette comparaison. Cela m’a servi dans le sens où beaucoup de gens s’intéressaient à mon nom”, confiait-il à La Nouvelle République en 2014, lors de sa dernière course professionnelle. “Cela aurait sûrement été plus compliqué si j’avais été le vrai.”

Une famille de cyclistes sur trois générations

Maryanne, sa fille championne de France sur piste

Sa fille aînée, Maryanne, est née en 2000. Elle a suivi les traces paternelles jusqu’au plus haut niveau, décrochant plusieurs titres de championne de France sur piste et défendant les couleurs de l’équipe féminine Arkéa Pro Cycling Team durant les saisons 2022 et 2023. Le 19 mai 2019, une image marquante a réuni le père et la fille : à Plérin, Sébastien a fait la surprise de courir à ses côtés, alors qu’elle n’avait que 19 ans. “Nous étions là tous les deux ce week-end et j’avais fait un peu de vélo ces derniers temps”, racontait-il au Télégramme. Les deux ont franchi la ligne ensemble, à la 14ᵉ place. “C’était marrant parce qu’on a réussi à rentrer sur une contre-attaque tous les deux. À la fin, j’ai essayé de lui lancer le sprint mais elle était cuite”, plaisantait-il.

Trois petits-enfants tous piqués par la petite reine

Outre Maryanne, Sébastien Hinault est également père de Sarah et Maxime, également adeptes du cyclisme. Myriame, l’aînée de la fratrie, a montré un potentiel prometteur avec des sélections en équipe de France pour le championnat d’Europe au Danemark dès 2017.

Une carrière de coureur puis de directeur sportif d’exception

Dix-huit ans dans le peloton professionnel, onze Tours de France

Sébastien Hinault a couru chez les professionnels de 1997 à 2014, portant les couleurs du Crédit Agricole, d’AG2R La Mondiale puis d’IAM Cycling. Sur ses dix-huit saisons, il a disputé onze Tours de France (dont dix terminés), deux Tours d’Italie et quatre Tours d’Espagne, remportant notamment une étape de la Vuelta à Saragosse en 2008. Spécialiste des classiques flandriennes, il a également pris part à 14 Paris-Roubaix, terminant 9ᵉ en 2010, sa meilleure performance dans “l’Enfer du Nord”.

Une reconversion réussie chez Cofidis

Après sa retraite en 2014, Sébastien Hinault devient directeur sportif de Bretagne-Séché Environnement, formation qui deviendra ensuite Fortuneo puis Arkéa-B&B Hotels. Il y reste onze années, jusqu’à la disparition de l’équipe fin 2025 faute de nouveaux sponsors. Il rejoint alors Cofidis pour la saison 2026. “Le cyclisme, c’est toute ma vie : j’ai fait partie des professionnels pendant 18 ans puis j’ai enchaîné avec 11 années en tant que directeur sportif”, confie-t-il au moment de son arrivée. À 51 ans, il retrouve chez Cofidis le manager général Raphaël Jeune, qu’il connaît “depuis trente ans”.

By Julien Bernard

Spécialiste des personnalités sportives, 8 ans chez L'Équipe Magazine. Expert des transferts football et tennis français. Diplômé ISCPA Sport Business.