Fabienne Carat, née le 24 août 1979 à Pau, est une actrice, humoriste et chanteuse française célèbre pour son rôle de Samia Nassri dans “Plus belle la vie”. Fille d’un électronicien et d’une institutrice, l’actrice béarnaise au physique méditerranéen a souvent été confrontée à des confusions sur ses origines, bien qu’elle ne se connaisse pas d’ascendance nord-africaine.
Fabienne Carat grandit à Pau, dans les Pyrénées-Atlantiques, au sein d’une famille modeste et travailleuse. Son père exerce le métier d’électronicien tandis que sa mère enseigne comme institutrice. Elle a une sœur cadette prénommée Carole, de trois ans sa cadette, avec qui elle partage son enfance béarnaise.
Depuis son plus jeune âge, la future comédienne se passionne pour les arts de la scène. Elle consacre son temps libre aux cours de danse, de chant et de théâtre, révélant précocement une vocation artistique. Cette passion pour les arts du spectacle contraste avec l’environnement familial plus pragmatique de ses parents.
À l’adolescence, elle choisit cependant une voie plus concrète et s’inscrit dans une école hôtelière à Biarritz. Son ancrage régional et ses liens profonds avec le Béarn sont soulignés. Mais une fois son BTS en poche, la jeune Béarnaise décide de se donner une chance d’accéder à ses rêves d’enfant et quitte sa région natale pour Paris en 2000.
Malgré ses origines béarnaises confirmées, Fabienne Carat a souvent été confrontée à des interrogations sur ses origines ethniques en raison de son teint basané. Elle vient “du sud de la France” où on la surnommait “l’Espagnole à cause” de son “teint”, même si elle ne se connaît “pas d’origine nord-africaine”, confie-t-elle.
Cette confusion s’est accentuée lorsqu’elle est arrivée à Paris à 20 ans. L’actrice raconte avoir remarqué des regards désapprobateurs de certaines personnes âgées dans la capitale, une expérience qui l’a profondément ébranlée sans qu’elle en comprenne immédiatement la raison, révèle-t-elle dans une interview de 2018. Ces regards réprobateurs témoignent du racisme ordinaire qu’elle a dû affronter simplement en raison de son apparence physique.
La question du racisme dont a été victime la comédienne est également évoquée, soulignant qu’elle se dit même “rejetée par certaines actrices maghrébines” qui ne la reconnaissent pas comme l’une des leurs. Cette double exclusion – considérée comme étrangère par certains Français, non reconnue par la communauté maghrébine – illustre les complexités de l’identité en France.
En 2000, Fabienne Carat s’installe à Paris et suit les cours d’art dramatique de l’école de l’Acteur Côté Cour pendant trois ans. L’actrice débutante multiplie alors les auditions avec détermination et optimisme. En 2001, elle obtient son premier rôle au cinéma dans La vérité si je mens! 2, apparaissant dans la scène d’ouverture du film.
Elle poursuit ensuite avec des rôles théâtraux dans des comédies de boulevard telles que Bistouri & Volupté, Catégorie 3-1 et Sales Mômes. En 2004, elle décroche son premier personnage récurrent à la télévision dans la série Bin’o Bine tournée à Marseille. Cette performance attire l’attention des producteurs de Plus Belle la vie, nouvelle série lancée la même année dans la cité phocéenne.
Durant l’été 2005, elle intègre le casting de Plus Belle la vie diffusée sur France 3, interprétant Samia Nassri, une jeune Franco-algérienne policière. Elle incarne ce personnage de juillet 2005 à janvier 2021, soit pendant près de seize ans. Le succès de la série la propulse sur le devant de la scène et fait de Samia l’un des personnages préférés des téléspectateurs.
Sa nouvelle vie après Plus Belle la vie est détaillée, évoquant sa reconversion et ses projets. Son couple et ses enfants sont mentionnés, soulignant les aspects personnels de sa vie loin des plateaux de télévision.
Une situation administrative complexe concernant sa fille, née d’un père inconnu, est révélée, évoquant une impasse administrative à laquelle elle fait face. Cette information témoigne d’un parcours personnel parfois chaotique, loin de l’image lisse des séries télévisées.
Au-delà de Plus Belle la vie, l’actrice ne s’est pas cantonnée à la série marseillaise. Elle participe au long-métrage In extremis de Laurence Genou en 2010, joue dans la comédie théâtrale 10 ans de mariage entre 2012 et 2013, et apparaît dans Section de Recherches sur TF1 en 2015. En mai 2015, elle se produit seule sur scène dans L’amour est dans le prêt, un spectacle autobiographique sur la vie d’une trentenaire inspiré de son propre parcours.