Samuel Bambi, de son vrai nom Samuel Djian, puise ses racines familiales entre Algérie et Tunisie. Son père est originaire d’Oran et Tlemcen, deux villes algériennes, tandis que sa mère vient de Tunisie. Né à Paris où il grandit, l’humoriste juif français doit son surnom Bambi à sa mère qui l’appelait ainsi pendant son enfance. Formé à l’École Georges Leven de l’Alliance israélite parisienne, il découvre sa passion pour l’humour à travers ses premiers cours de théâtre. À 17 ans, il se lance dans le stand-up. Son duo explosif avec Younès dans le spectacle L’arabe et le juif repéré par Jamel Debbouze le propulse. Depuis 2019, il cartonne en solo avec son spectacle Machine prévu à la Cigale les 20, 21 et 22 novembre 2026.
Le père de Samuel Bambi est originaire de deux villes algériennes emblématiques : Oran, grande ville portuaire de l’ouest algérien, et Tlemcen, cité historique réputée pour son patrimoine andalou et sa richesse culturelle.
Ces villes abritaient d’importantes communautés juives avant l’indépendance algérienne de 1962. Comme de nombreuses familles juives d’Algérie, celle de Samuel quitte le pays durant cette période pour s’installer en France.
La mère de Samuel Bambi vient de Tunisie, autre pays du Maghreb ayant accueilli une importante communauté juive durant des siècles. C’est elle qui lui donne son surnom d’enfance Bambi.
Ce surnom affectueux devient son nom de scène, marquant l’influence maternelle dans sa carrière artistique. Elle espérait initialement qu’il devienne dentiste avant qu’il ne choisisse l’humour.
Samuel Bambi grandit à Paris où il intègre l’École Georges Leven de l’Alliance israélite. C’est dans cet établissement qu’il suit ses premiers cours de théâtre et découvre sa passion pour l’humour.
Il confie s’être fait renvoyer de l’Alliance malgré ses bonnes notes, jugé trop indiscipliné. Ce caractère de clown dès le plus jeune âge annonce déjà sa future carrière d’humoriste.
À 17 ans, Samuel Bambi se lance dans l’aventure du stand-up. Il multiplie les prestations dans les petites salles parisiennes et les performances libres pour développer son style.
Cette période d’apprentissage forge son style énergique et spontané. Il multiplie les apparitions jusqu’à rencontrer celui qui deviendra son partenaire de scène : Younès.
Samuel Bambi rencontre Younès à New York lors de scènes ouvertes. Les deux jeunes humoristes sympathisent immédiatement et décident de travailler ensemble.
En 2015, leur spectacle L’arabe et le juif fait sensation. Younès, 27 ans au crâne rasé, incarne l’Arabe. Samuel, 22 ans aux cheveux bouclés, joue le Juif. Leur salut signature : “shalom alikoum !”
Jamel Debbouze repère rapidement le duo explosif. Il les intègre au Jamel Comedy Club en 2013 dans le spectacle Pensionnaire de la troupe au Théâtre du Gymnase.
Cette reconnaissance propulse leur carrière. En 2016, ils participent au Marrakech du Rire. Leur humour sans tabou sur le conflit israélo-palestinien, les préjugés et les clichés fait mouche.
Sur scène, Younès campe un personnage naïf, gaffeur et fauché tandis que Bambi incarne un personnage susceptible, sûr de lui et financièrement à l’aise. Ils jouent avec tous les clichés.
Leur ping-pong verbal aborde sans tabou le conflit israélo-palestinien, le 11 septembre, les amalgames. Leurs échanges sur les inventions arabes et leur appropriation illustrent leur capacité à tourner les préjugés en dérision.
Le duo ne cherche pas à faire la morale ni à changer le monde, juste à rassembler. Ils se disent nostalgiques de leur enfance où “on était tous mélangés”.
Leur spectacle constitue leur réponse aux tensions communautaires. Les spectateurs leur disent que ça fait du bien, message qu’ils reçoivent comme une récompense.
Depuis 2019, Samuel Bambi propose son spectacle solo Machine. Ce one-man-show confirme sa montée en puissance avec une énergie inépuisable et un sens de la répartie bluffant.
Il explore les contradictions de l’époque, la complexité des relations humaines et les absurdités du quotidien. Les 20, 21 et 22 novembre 2026, il sera à la Cigale de Paris.
Samuel Bambi s’inspire des plus grands de la scène humoristique française : Gad Elmaleh, Elie Kakou et Raymond Devos. Son style déjanté, expressif et dynamique joue de ses origines.
Il aborde l’actualité et le contexte social français avec un humour sans frontières. Son naturel et sa proximité avec le public le rendent immédiatement attachant.
Samuel Bambi révèle sa polyvalence de comédien au cinéma. Il apparaît dans La Vache (2016), Walter (2018), Les Gagnants (2021) et Les Déguns 2 (2023).
Cette diversification lui permet d’explorer des registres variés au-delà du stand-up. Il développe progressivement une carrière d’acteur complète.
À la télévision, il se distingue notamment dans les séries Sisbro et R.I.P. diffusées sur TF1. En 2016, il joue un jeune délinquant dans Commissariat Central.
Il apparaît également dans des émissions comme Clique TV aux côtés de Mouloud Achour. Cette exposition médiatique élargit son audience au-delà du public du stand-up.
Samuel Bambi se revendique comme une véritable machine à rires. Son hyperactivité scénique et sa capacité à ne jamais rien lâcher fascinent les spectateurs.
Il distribue les punchlines avec une fluidité impressionnante, enchaînant anecdotes personnelles, réflexions sur le monde et improvisations savoureuses. Son rythme effréné maintient le public en haleine.
L’humoriste cumule désormais les casquettes : stand-upper, acteur, scénariste. Il développe un univers authentique, chaleureux et profondément humain qui résonne auprès d’un large public.
Ses origines maghrébines nourrissent son regard tendre sur les absurdités du quotidien. Il s’impose comme l’une des voix les plus prometteuses de l’humour français actuel.