Thomas Cazenave, né le 6 mars 1978 à Bordeaux, est le nouveau maire de Bordeaux depuis le 22 mars 2026, élu avec 50,95 % des voix face au maire écologiste sortant Pierre Hurmic. Cet ancien ministre, énarque et macroniste de la première heure a toujours protégé sa vie privée des projecteurs. Sa compagne, rencontrée au lycée, est maître de conférence à l’université Paris 8. Le couple a deux enfants.
Thomas Cazenave a rencontré sa compagne lors de ses années lycée à Bordeaux, au lycée François-Mauriac, dans le quartier de la Bastide où il a grandi. Ce détail, qu’il a lui-même évoqué lors d’une balade à vélo dans les rues bordelaises relatée par Sud-Ouest en octobre 2019, établit un parallèle souvent noté avec Emmanuel Macron — à la différence près que la compagne de Thomas Cazenave était une camarade de classe, et non une enseignante.
Sa déclaration de patrimoine et d’intérêts déposée auprès de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP) indique que sa conjointe exerce comme maître de conférence à l’Université Paris 8. C’est la seule donnée publique et vérifiée sur elle. Son identité n’a jamais été rendue publique dans aucune source d’autorité. Thomas Cazenave ne porte pas d’alliance et son état civil exact (marié, pacsé ou en union libre) n’a jamais été confirmé publiquement.
Le nouveau maire de Bordeaux est père de deux enfants. Ni leur prénom, ni leur âge ne figurent dans aucune déclaration officielle ni dans aucun portrait de presse. Cette discrétion familiale est cohérente avec le profil général de Thomas Cazenave, qui n’a jamais mélangé vie professionnelle et vie personnelle dans ses prises de parole publiques.
Thomas Cazenave est issu d’une famille aux racines girondines profondes. Son père, Bruno Cazenave, travaillait chez Gaz de Bordeaux. Sa mère, Geneviève Laguzan, était secrétaire de direction. Sa sœur cadette, Mélanie, aujourd’hui institutrice à Floirac, commune voisine où Thomas a pratiqué le handball pendant une dizaine d’années au club municipal, a décrit dans Sud-Ouest un foyer de classe moyenne, “plutôt de gauche”, où la politique se discutait et où l’intérêt pour la chose publique se transmettait naturellement.
Deux figures familiales reviennent souvent dans ses discours. Sa grand-mère, qui a “toujours habité” dans le quartier de la Bastide, est régulièrement citée comme symbole de son enracinement bordelais. Son grand-père paternel était viticulteur à Saint-Estèphe, dans le Médoc, un terroir dont il revendique la connaissance intime. Ces deux repères familiaux nourrissent une rhétorique de l’appartenance territoriale qui a structuré l’ensemble de ses campagnes.
Thomas Cazenave a rejoint l’École normale supérieure Paris-Saclay en septembre 1998 pour suivre la formation du département économie-gestion. Il a ensuite intégré Sciences Po Paris puis l’École nationale d’administration, dans la promotion République de 2005 à 2007. À sa sortie de l’ENA, il a rejoint l’Inspection générale des finances. C’est là qu’il croise Emmanuel Macron, alors lui aussi inspecteur des finances. Les deux hommes travaillent ensemble au sein de la commission Attali sur la libération de la croissance, au début d’une complicité politique durable.
Battu aux municipales de 2020 avec 12,69 % des voix au premier tour, Thomas Cazenave reste dans l’arène politique bordelaise six ans durant, en tant que conseiller municipal d’opposition et député réélu deux fois. En mars 2026, après une campagne bâtie sur le rassemblement de la droite et du centre, il remporte le second tour avec 50,95 % des suffrages, battant Pierre Hurmic de 1 827 voix. “Ce résultat nous oblige, nous sommes prêts et dès demain on travaille au service des Bordelais”, a-t-il déclaré le soir de sa victoire.