Léa Salamé, de son vrai nom Hala Léa Salamé, est une journaliste franco-libanaise née le 27 octobre 1979 à Beyrouth au Liban. Son père, Ghassan Salamé, né le 1er septembre 1951, est ministre de la Culture du Liban (2000-2003, puis à nouveau depuis janvier 2025), politologue, professeur à Sciences Po Paris et ancien conseiller spécial du secrétaire général de l’ONU Kofi Annan. Sa mère, Mary Boghossian, est d’origine arménienne, dont la famille a échappé au génocide arménien. Fuyant la guerre civile libanaise, Léa arrive en France à 5 ans et obtient la nationalité française par naturalisation en 1988 à 10 ans. De religion catholique, elle se définit comme “une Arabe catholique” et assume son héritage culturel chrétien transmis par sa grand-mère.
Léa Salamé naît à Beyrouth d’un père libanais issu d’une famille très pauvre et d’une mère arménienne rescapée du génocide. Son père Ghassan Salamé grandit dans un milieu modeste où son père était agriculteur l’été et instituteur l’hiver, tandis que sa mère travaillait comme lingère au grand hôtel de Beyrouth. Grâce à son potentiel intellectuel, ses parents le poussent vers l’excellence. Il obtient deux doctorats (littérature et sciences politiques) à Sciences Po Paris.
Sa mère Mary Boghossian appartient à une famille arménienne qui a échappé au génocide. Elle est la sœur de Jean et Albert Boghossian, célèbres diamantaires internationaux, tout comme leur père Robert. La famille Salamé quitte le Liban pour le XVIe arrondissement de Paris lorsque Léa a 5 ans, fuyant la guerre civile libanaise. En 1988, à l’âge de 10 ans, Léa acquiert la nationalité française par naturalisation. Sa sœur cadette Louma Salamé, née deux ans après elle, dirige aujourd’hui la Fondation Boghossian (villa Empain) à Bruxelles.
Ghassan Salamé a exercé une influence déterminante sur le parcours de sa fille. Dans une interview à L’Orient-Le Jour, Léa raconte que son père imposait une exigence extrême à ses deux filles, les poussant constamment à l’excellence. Elle évoque notamment l’épisode où, en sixième, elle était dixième de sa classe au lieu d’être dans les premiers. Son père a fait une boule de papier de son bulletin pour jouer au foot, montrant sa déception.
Léa reconnaît en 2024 avoir été obsédée jusqu’à ses 25-30 ans par l’image que son père avait d’elle, ne voulant pas le décevoir et cherchant à le rendre fier. C’est également Ghassan Salamé, ami avec Jean-Pierre Elkabbach, qui aide sa fille à décrocher un stage auprès de ce dernier sur la chaîne parlementaire Public Sénat, lançant ainsi sa carrière journalistique.
Ghassan Salamé occupe de nombreux postes prestigieux : ministre de la Culture du Liban (2000-2003), ministre de la Culture, de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur (2005), directeur de l’École des affaires internationales à Sciences Po Paris (2010-2015), directeur de recherche au CNRS, envoyé spécial de l’ONU en Irak (2003) puis en Libye (2017-2020). En janvier 2025, à 74 ans, il reprend le poste de ministre de la Culture dans le gouvernement de Nawaf Salam.
Léa Salamé se définit ouvertement comme “une Arabe catholique”. Son père est grec catholique, une des Églises orientales présentes au Liban, tandis que sa mère est arménienne croyante. Dans une interview au Pèlerin, elle évoque le rôle central de sa grand-mère dans sa foi, précisant que lorsqu’elle entre dans une église, c’est à elle qu’elle pense en premier, celle qui lui a enseigné les prières chrétiennes durant son enfance.
En juillet 2025, peu avant sa prise de fonction au JT de 20 heures de France 2, elle confie à Paris Match qu’en tant qu’Arabe catholique en couple avec un Juif, elle ne correspond pas aux standards physiques attendus et s’était probablement interdit elle-même de rêver à présenter le journal télévisé. Elle devient ainsi en septembre 2025 la première femme d’origine arabe à présenter le JT de 20 heures en France, succédant à Anne-Sophie Lapix.
Née Hala Léa Salamé, elle décide à l’adolescence d’inverser l’ordre de ses prénoms pour se faire appeler Léa. Elle explique que son prénom Hala lui causait des difficultés liées au racisme. Elle modifie officiellement son état civil pour y inscrire son deuxième prénom Léa en première position.
Sur la question de l’intégration, elle explique en 2018 distinguer son approche de celle de son père. Alors qu’il reste attaché à sa culture d’origine tout en étant français, elle affirme avoir davantage adopté le modèle de l’assimilation, prenant véritablement racine en France tout en restant fière de ses origines libanaises.
Après une scolarité au lycée Saint-Louis-de-Gonzague puis à l’École alsacienne, Léa suit des études de droit à l’université Panthéon-Assas. Sur les conseils de son père qui la dissuade de passer directement le concours après le bac, elle intègre Sciences Po Paris (promotion 2002) à 21-22 ans, qu’elle décrit comme les deux plus belles années de sa vie.
Elle passe ensuite une année à la New York University School of Journalism où elle est blessée, bien que légèrement, lors des attentats du 11 septembre 2001. Cette expérience la décide définitivement à s’orienter vers le journalisme. Sa carrière débute en 2004 sur LCP/Public Sénat avec Jean-Pierre Elkabbach dans “Paroles du monde”, puis France 24 (2007), i-TÉLÉ (2010), “On n’est pas couché” (2014-2016), France Inter (depuis 2017) et “Quelle époque !” jusqu’en 2025.
Côté vie privée, elle est en couple depuis 2016 avec Raphaël Glucksmann, homme politique et député européen. Ils sont parents d’un fils, Gabriel, qui voit le jour le 12 mars 2017. Elle est également belle-mère d’Alexandre, né en 2011.