Albert Minski, né le 12 janvier 1928 dans le 12e arrondissement de Paris et décédé le 2 avril 2000 à Clichy, est une figure singulière du paysage artistique et nocturne français. Acteur de cinéma, scénariste et patron de la célèbre boîte de nuit parisienne Le King Club, il fut l’un des proches de Johnny Hallyday. Sa mort en 2000 a donné lieu à une bataille successorale impliquant sa fille, sujet de l’émission Héritages sur NRJ12.
Albert Minski avait au moins une fille, dont l’existence est documentée dans le cadre de l’affaire successorale qui a suivi son décès en avril 2000. L’émission Héritages diffusée sur NRJ12, consacrée à “La bataille pour l’héritage de l’ami du chanteur Johnny Hallyday”, évoque directement cette situation. La fille d’Albert Minski s’est retrouvée en conflit avec sa belle-mère après le décès de son père, dans une affaire d’héritage qui l’a conduite jusqu’au tribunal. Au-delà de ces éléments, l’identité précise de sa fille, de sa compagne ou de son épouse n’a jamais été rendue publique dans aucune prise de parole documentée.
Tout au long de sa carrière, Albert Minski n’a jamais évoqué publiquement sa vie amoureuse ou familiale dans la presse française. Cette discrétion est cohérente avec le profil d’un homme du milieu de la nuit, plus à l’aise derrière les velours de sa boîte que devant les journalistes.
Albert Minski est indissociable du King Club, boîte de nuit parisienne qui fut l’une des adresses les plus courues du show-business français des années 1960 aux années 1980. C’est là que Johnny Hallyday et l’élite du spectacle français se retrouvaient. Le 31 décembre 1980, Antenne 2 filmait Johnny Hallyday au King Club aux côtés d’Albert Minski et des Charlots, témoignage de leur proximité durable. Dans le téléfilm Des cadavres à la pelle réalisé par Eric Le Hung en 1991, dans lequel Albert Minski joue aux côtés de Jean Lefebvre et Philippe Khorsand, le King Club est même au cœur du scénario : trois amis travaillent dans un établissement de nuit hérité par la tante de l’un d’eux, en référence directe à la boîte réelle qu’il dirigeait.
C’est en 1968 que le grand public découvre Albert Minski à l’écran pour la première fois, dans Vivre la nuit de Marcel Camus. Il enchaîne aussitôt avec La Femme infidèle de Claude Chabrol, aux côtés de Stéphane Audran et Michel Bouquet, l’un des grands polars français de l’ère nouvelle vague. Albert Minski y joue le patron du King Club, son propre rôle en quelque sorte, ce qui illustre la porosité entre sa vie réelle et sa carrière à l’écran.
Les années 1969 à 1971 sont particulièrement denses pour Albert Minski : Maldonne avec Robert Hossein en 1969, Le Temps des loups signé Sergio Gobbi en 1970, puis La Part des lions la même année, là encore avec Hossein. Ces films d’action et de suspense, très populaires en France dans les années 1970, lui permettent de côtoyer des acteurs comme Charles Aznavour, Michel Constantin et Raymond Pellegrin. En 1974, il joue dans La Dynamite est bonne à boire, et en 1975 dans Les Intrus de Sergio Gobbi aux côtés de Charles Aznavour et Marie-Christine Barrault.
En 1982, Albert Minski tient le rôle principal dans Vent de sable, réalisé par l’Algérien Mohammed Lakhdar-Hamina, Palme d’Or à Cannes en 1975 pour Chronique des années de braise. C’est une étape rare dans sa filmographie, qui le voit endosser un premier rôle dans une production internationale. Il décède le 2 avril 2000 à Clichy, laissant derrière lui une carrière de plus de trente ans entre le cinéma, la télévision et la nuit parisienne.