Ferghane Azihari, essayiste et analyste en politiques publiques né le 16 octobre 1993, est un intellectuel français dont la famille est originaire des Comores. Issu d’une famille de culture musulmane, ses parents ont quitté l’archipel des Comores pour la France, fuyant la pauvreté matérielle et les difficultés environnementales de leur pays natal. Délégué général de l’Académie libre des sciences humaines depuis 2019, Ferghane Azihari s’est imposé comme une figure intellectuelle controversée du débat français, notamment pour ses critiques de l’islam et de l’écologie radicale. Son origine comorienne et son parcours familial occupent une place centrale dans sa réflexion intellectuelle.
L’origine de Ferghane Azihari est comorienne. Né en France le 16 octobre 1993, il est issu d’une famille originaire de l’archipel des Comores, un territoire situé dans l’océan Indien entre Madagascar et le Mozambique. Sa famille était de culture musulmane, un héritage qu’il mentionne régulièrement dans ses interventions médiatiques pour contextualiser ses prises de position critiques sur l’islam.
Les parents de Ferghane Azihari ont quitté les Comores pour s’installer en France. Dans une interview accordée en octobre 2021, l’essayiste a révélé que cette migration n’était pas uniquement motivée par la recherche d’une meilleure situation économique. Ses parents fuyaient également les conditions environnementales difficiles de cet archipel peu industrialisé, marqué par la pollution et un environnement toxique malgré l’absence d’industrialisation massive.
Cette double motivation migratoire, à la fois économique et environnementale, constitue un élément fondateur de la pensée de Ferghane Azihari. Il utilise fréquemment le témoignage de ses parents pour illustrer ses arguments sur l’écologie et le développement. Selon lui, leur expérience démontre que la pollution n’est pas uniquement liée à l’industrialisation moderne et que la pauvreté s’accompagne souvent de conditions environnementales dégradées.
Bien que Ferghane Azihari n’évoque jamais publiquement les noms de ses parents ni les détails précis de leur vie aux Comores, il s’appuie régulièrement sur leur parcours pour défendre l’idée que le progrès technologique et l’enrichissement économique sont des solutions aux problèmes environnementaux, plutôt qu’un retour à un mode de vie préindustriel.
Ferghane Azihari a poursuivi des études de droit et de sciences politiques en France. Après sa formation universitaire, il s’est spécialisé dans l’analyse des politiques publiques, travaillant notamment comme chargé d’études pour l’Institut de recherches économiques et fiscales (IREF) et l’Institut économique Molinari, deux think tanks libéraux de premier plan en France.
Membre de la Société d’Économie Politique, il a également participé activement au réseau European Students for Liberty et à Young Voices, des organisations promouvant les idées libérales auprès de la jeunesse. Depuis 2019, il occupe le poste de délégué général de l’Académie libre des sciences humaines, une institution qui se consacre à la promotion du débat d’idées et de la liberté intellectuelle.
Ferghane Azihari est devenu une figure régulière des médias français. Il intervient fréquemment sur Europe 1, BFM TV, France Info TV et publie des chroniques dans Le Figaro Magazine, Le Point, Marianne et d’autres publications. Son origine comorienne et son parcours familial musulman lui confèrent, selon certains observateurs, une légitimité particulière pour critiquer l’islam sans être accusé de racisme, bien que cette protection ne soit pas absolue.
En 2021, Ferghane Azihari publie Les écologistes contre la modernité aux éditions La Cité. Dans cet essai, il interroge les motivations anticapitalistes de l’écologie radicale contemporaine, accusant ses défenseurs de crier à la catastrophe climatique tout en combattant les solutions les plus crédibles aux défis environnementaux actuels.
L’ouvrage défend une écologie moderne et libérale s’appuyant sur le progrès scientifique et le technosolutionnisme. Ferghane Azihari y cite notamment Sénèque et Horace pour démontrer que la pollution existait déjà dans l’Antiquité, bien avant l’industrialisation. Le livre a été sélectionné pour le Prix Turgot 2022 du livre d’économie, et Ferghane Azihari a reçu à cette occasion le Prix Turgot du Jeune Talent, consacrant son émergence comme intellectuel libéral de référence.
En janvier 2026, Ferghane Azihari publie L’islam contre la modernité, un essai qui suscite d’intenses débats médiatiques. Dans cet ouvrage, il propose une relecture critique et érudite de la civilisation islamique, dénonçant l’incapacité des sociétés musulmanes à se réformer et leur incompatibilité structurelle avec les valeurs de la modernité occidentale.
L’essayiste y développe une thèse radicale selon laquelle la distinction courante entre islam et islamisme est un artifice sémantique récent qui masque le problème de fond. Il affirme que les textes fondateurs de l’islam et l’histoire de cette religion portent en eux un rejet profond de la raison critique, des libertés individuelles, du progrès scientifique et de l’égalité.
La publication de L’islam contre la modernité provoque des réactions vives et contrastées. L’écrivain Kamel Daoud salue dans Le Point la qualité intellectuelle du travail de Ferghane Azihari, soulignant que son origine comorienne le protège partiellement des accusations de racisme. Daoud critique la gauche intellectuelle française qui, selon lui, interdit de penser l’islam comme si l’examiner revenait à adopter une posture coloniale.
Dans Le JDD et L’Express, Ferghane Azihari défend ses thèses en citant des statistiques sur le retard scientifique, économique et démocratique du monde musulman. Il souligne que les 57 pays à majorité musulmane représentent 23% de la population mondiale mais produisent moins de 5% de la science et seulement 0,1% des découvertes scientifiques originales.