Double vainqueure d’étape sur le Tour de France Femmes 2025, Maëva Squiban peut compter sur le soutien indéfectible de ses parents, Mikaël Squiban et son épouse, ainsi que sur toute une famille bretonne mobilisée à chacune de ses courses. Ce sont eux qui, à l’origine, lui ont offert son tout premier VTT.
Née le 19 mars 2002 à Brest, Maëva Squiban raconte volontiers comment tout a commencé : un VTT offert par ses parents un soir de Noël. “Mon histoire avec le vélo a débuté à un Noël, quand mes parents m’avaient offert un beau VTT et que j’ai tout de suite adoré pédaler. Alors on m’a inscrite au club de Gouesnou, où j’ai signé ma première licence à 13 ans, et mon plaisir, au début, était basique : je voulais juste battre les copains le dimanche”, confiait-elle à Sillage, le magazine de la ville de Brest. Ce cadeau presque anodin allait déclencher une vocation qui la mènera, moins de dix ans plus tard, sur les routes du Tour de France.
Son père, Mikaël Squiban, ne manque aucune étape du Tour de France Femmes, qu’il suit chaque année en camping-car. Sa présence sur la ligne d’arrivée à Chambéry, le 1er août 2025, lors de la deuxième victoire d’étape consécutive de sa fille, avait particulièrement marqué les esprits. “Je viens d’accueillir ma fille sur la ligne. C’est merveilleux”, avait-il confié, la voix nouée par l’émotion, avant d’ajouter : “J’ai demandé à quelqu’un de me pincer pour voir si je n’étais pas dans un rêve, mais non, j’ai eu mal, c’est bien la réalité !” Il avait également reconnu ne pas s’attendre à un tel exploit face aux meilleures coureuses mondiales, soulignant les moments difficiles traversés quelques mois plus tôt, lorsque sa fille avait été renversée par une voiture à deux mois du départ du Tour.
Bien avant les sommets du cyclisme professionnel, c’est au sein du club de l’AC Gouesnou que Maëva Squiban a fait ses premières armes, dès l’âge de 13 ans, sous l’œil de son premier entraîneur François Bramoullé. Ses parents accompagnaient déjà l’adolescente sur les circuits régionaux et les courses de Coupe de France, gérant les imprévus mécaniques et les émotions des jours de compétition. Cette proximité familiale n’a jamais faibli : à l’été 2026, ce sont même ses grands-parents, installés dans leur mobil-home au camping de Saint-Pabu, qui suivaient chaque étape avec la même ferveur. “Je suis à fond, je stresse !”, confiait sa grand-mère Nicole Squiban à la veille du grand départ de Lausanne, tandis que son grand-père François, lui-même ancien coureur amateur pendant sept ou huit ans, affichait fièrement dans leur bungalow la une de L’Équipe consacrée aux exploits de sa petite-fille.
Malgré une carrière qui l’emmène désormais aux quatre coins du monde et une résidence dans le Var, Maëva Squiban reste très attachée à Bohars, dans la métropole brestoise, où vit toujours sa famille. “Quand je reviens, j’aime justement reprendre pied à Bohars, où vit ma famille”, confiait-elle à Sillage. Sur le plan personnel, elle partage aujourd’hui sa vie avec Benjamin Didou, directeur d’épreuve cycliste, et a obtenu en 2023 une licence en management du sport après des études en STAPS à Brest puis à Poitiers. Une trajectoire qui n’a jamais rompu le lien avec sa Bretagne natale, ni avec les siens, toujours présents à chacune de ses victoires.