La procureure de la République de Nîmes, Cécile Gensac, a confirmé ce mercredi 19 août 2026 que le corps partiellement calciné découvert le 12 août dans des vignes à Saint-Gilles, dans le Gard, est bien celui de Sonia Bellina, influenceuse de 29 ans domiciliée à Nîmes. L’expertise ADN a permis de lever les doutes qui subsistaient depuis une semaine sur l’identité de la victime. Deux hommes ont été interpellés et placés en garde à vue dans le cadre de l’enquête pour assassinat.
Sonia Bellina était originaire du Gard et vivait à Nîmes, où elle était domiciliée au moment de sa mort. Elle partageait son temps entre la région nîmoise, où résidait sa famille, et Paris, où elle s’était récemment installée. C’est en revenant rendre visite à ses proches dans le Gard qu’elle a disparu. Créatrice de contenu depuis six ans, elle avait construit une communauté de près de 260 000 abonnés sur TikTok en partageant des vidéos de danse, de playback et de lives, cumulant au total plus de 390 000 abonnés sur l’ensemble de ses comptes sur les réseaux sociaux.
“Faisant suite aux différentes investigations, le retour de l’expertise ADN permet de confirmer ce jour que l’identité de la personne découverte décédée et partiellement calcinée mercredi 12 août 2026 sur le territoire de la commune de Saint-Gilles est bien celle de l’influenceuse de réseaux sociaux âgée de 29 ans, domiciliée à Nîmes”, a écrit la magistrate dans un communiqué. Le corps avait été découvert à l’aube par un ouvrier agricole, au milieu des rangs de vignes, une semaine après la disparition de la jeune femme, survenue dans la nuit du 10 au 11 août.
Parallèlement à la confirmation de l’identité de la victime, les enquêteurs de la section de recherches de la gendarmerie de Nîmes ont procédé à l’interpellation de deux hommes, désormais placés en garde à vue dans le cadre de l’enquête pour assassinat, confiée dès l’ouverture du dossier au groupement de gendarmerie du Gard. Plus d’une trentaine d’enquêteurs ont été mobilisés sur cette affaire depuis la découverte du corps.
Sonia Bellina avait quitté le domicile familial dans la nuit du 10 au 11 août pour retrouver, selon sa sœur aînée, “quelqu’un qu’elle fréquentait”. Son téléphone portable avait cessé d’émettre vers deux heures du matin, sans qu’elle ne donne plus de nouvelles par la suite. Ses proches avaient rapidement alerté les autorités et tenté de localiser son téléphone grâce au partage de position.
Depuis les premières informations sur cette disparition, la famille de Sonia Bellina fait face à une vague de messages haineux et de spéculations sur les réseaux sociaux. Son avocat, Maître Mourad Battikh, a annoncé que des plaintes seraient déposées contre les auteurs de ces publications, susceptibles de poursuites pour diffamation, injure publique, harcèlement moral ou atteinte à la vie privée et au droit à l’image. La famille demande que sa mémoire et son deuil soient respectés.