Salah Bouabdallah, 55 ans, psychologue exerçant à Nîmes, a été retrouvé mort fin décembre 2025 après une semaine de disparition inquiétante. Son fils de 27 ans a avoué le meurtre le 28 décembre, mettant fin aux recherches menées par la famille et les autorités. Au-delà du drame familial, le parcours de cet homme révèle une figure controversée, fichée S et sous contrôle judiciaire.
Salah Bouabdallah exerçait la profession de psychologue à Nîmes, dans le Gard. Mesurant 1,70 mètre pour 95 kilos et portant des lunettes, il recevait des patients dans le cadre de consultations psychologiques. Son profil apparaissait notamment sur Doctolib, plateforme de prise de rendez-vous médicaux en ligne.
Son installation professionnelle dans la préfecture du Gard témoignait d’une activité régulière de psychologue. Aucune information publique ne permet toutefois de retracer précisément son parcours académique ou les années d’obtention de ses diplômes de psychologie.
Le 21 décembre 2025, Salah Bouabdallah cesse brusquement de donner des nouvelles à sa famille. Ses proches s’inquiètent rapidement de ce silence inhabituel. Ses voitures restent stationnées devant son domicile, renforçant l’angoisse de ses proches qui ne comprennent pas cette absence soudaine.
La disparition est officiellement signalée à la police de Nîmes. Les enquêteurs lancent des investigations. Le téléphone portable du psychologue est localisé pour la dernière fois près de la sortie d’autoroute de Nîmes centre, élément troublant qui oriente les premières recherches.
Le samedi 27 décembre 2025, une cinquantaine de personnes se réunissent devant le Carré d’Art de Nîmes, monument emblématique de la ville également appelé Maison Carrée. Amis, proches et voisins répondent présent pour soutenir la famille et lancer un appel à témoins.
Lors de ce rassemblement filmé, la fille de Salah Bouabdallah s’exprime publiquement, au bord des larmes. Elle lance un appel poignant : “On a besoin de vous. On a besoin de votre aide. Sa disparition est très inquiétante. On n’a pas de nouvelle. Ses voitures sont devant la maison.”
Ce témoignage émouvant sera diffusé sur les réseaux sociaux et relayé par les médias locaux. La famille espère encore retrouver le psychologue vivant. Une battue est même organisée le dimanche matin pour ratisser les environs.
Le dimanche 28 décembre, l’affaire bascule brutalement. Le fils de Salah Bouabdallah, âgé de 27 ans, se présente spontanément au commissariat de Nîmes. Selon la procureure de la République Cécile Gensac, le jeune homme confie être l’auteur du meurtre de son père et avoir dissimulé la dépouille de la victime.
Ce jeune homme, jusqu’alors inconnu des services de police, est immédiatement placé en garde à vue pour meurtre. Les enquêteurs lancent des investigations pour vérifier la véracité de ses déclarations. Le corps de Salah Bouabdallah est effectivement retrouvé dans le jardin du domicile familial, confirmant les aveux.
Au-delà du drame familial, les révélations sur le parcours de Salah Bouabdallah ajoutent une dimension complexe à cette affaire. Le psychologue était fiché S, mesure de surveillance réservée aux personnes représentant une menace potentielle pour la sécurité nationale.
Ce fichage S résultait notamment de prises de position propalestiniennes qui avaient attiré l’attention des services de renseignement. Salah Bouabdallah avait également dirigé une école coranique à Nîmes. Cet établissement avait été fermé en 2023 par les autorités préfectorales, décision administrative témoignant d’inquiétudes concernant les enseignements dispensés.
Au moment de sa disparition, Salah Bouabdallah se trouvait sous contrôle judiciaire. Il devait comparaître en janvier 2026 devant le tribunal correctionnel de Nîmes pour des faits d’apologie du terrorisme. Cette procédure judiciaire en cours révèle des accusations graves portées contre le psychologue.
Le contrôle judiciaire impliquait certainement des obligations déclaratives et des interdictions spécifiques. Cette situation juridique tendue pourrait constituer un élément de contexte dans la compréhension du drame familial, bien qu’aucun lien direct n’ait été établi entre les poursuites judiciaires et le meurtre.
Malgré l’intérêt médiatique suscité par cette affaire, aucune source fiable ne documente les origines géographiques ou familiales de Salah Bouabdallah. Son nom de famille suggère des racines nord-africaines, probablement algériennes ou tunisiennes, mais aucun élément factuel ne permet de confirmer cette hypothèse.
Le psychologue exerçait à Nîmes, ville du sud de la France comptant une importante communauté d’origine maghrébine. Son engagement à la tête d’une école coranique témoigne d’une pratique religieuse musulmane, mais ne renseigne pas sur son lieu de naissance ou celui de ses parents.
La mise en examen du fils pour meurtre a été prononcée rapidement après ses aveux. Les enquêteurs cherchent désormais à reconstituer les circonstances exactes du drame, les motivations du meurtrier, et la chronologie des événements entre le 21 et le 28 décembre.
Cette affaire tragique illustre la complexité des drames familiaux qui peuvent toucher n’importe quel milieu social. Un psychologue censé accompagner les troubles psychiques des autres se retrouve victime d’un parricide, crime parmi les plus graves dans la législation française.
Le parcours de Salah Bouabdallah reste marqué par ces controverses liées à son fichage S, la fermeture de son école coranique et ses poursuites pour apologie du terrorisme. Ces éléments questionnent sur la compatibilité entre l’exercice de la psychologie et des engagements idéologiques ayant attiré l’attention des services de sécurité.
La justice devra démêler les fils de cette histoire familiale qui s’est terminée dans le sang, tout en continuant l’instruction du dossier d’apologie du terrorisme qui devait mener le psychologue devant les tribunaux en janvier 2026.