Benoît Payan, maire de Marseille depuis décembre 2020, cultive une discrétion absolue sur sa vie privée. Aucune information concernant une éventuelle femme ou compagne n’a été confirmée par des sources fiables. Contrairement aux rumeurs circulant sur certains sites, le maire socialiste de 48 ans n’a jamais publiquement évoqué sa situation sentimentale, préférant concentrer l’attention sur sa gestion de la cité phocéenne et sa campagne pour les municipales de mars 2026.
La question de la femme ou de la compagne de Benoît Payan alimente les recherches sur internet, mais la réalité est simple : le maire de Marseille ne communique pas sur sa vie privée. Aucun média établi n’a jamais documenté de relation amoureuse publique. Les déclarations officielles à la Haute Autorité pour la Transparence de la Vie Publique mentionnent l’existence d’un conjoint travaillant comme responsable de division à la Métropole Aix Marseille Provence, mais les données personnelles restent non publiées conformément à la réglementation.
Certains sites peu fiables diffusent de fausses informations, notamment en prétendant que Michèle Rubirola serait son épouse. Cette affirmation est totalement erronée. Michèle Rubirola, née en 1956, est une médecin et femme politique écologiste qui a été maire de Marseille de juillet à décembre 2020 avant de céder sa place à Benoît Payan pour raisons de santé. Leur relation est strictement professionnelle et politique.
Né le 31 janvier 1978 dans le quartier populaire de Pont-de-Vivaux dans le 10e arrondissement de Marseille, Benoît Payan est fils d’un menuisier et d’une fonctionnaire. D’origine italienne, il a grandi dans la cité phocéenne qu’il administre aujourd’hui. Sa discrétion sur sa vie sentimentale contraste avec sa présence médiatique constante sur les dossiers municipaux. Sur ses réseaux sociaux, notamment Instagram où il compte plus de 40 000 abonnés, aucune photo personnelle ne vient dévoiler son intimité.
L’histoire de Benoît Payan avec Michèle Rubirola est uniquement politique. En juillet 2019, Payan avait cofondé le Printemps marseillais, une coalition de gauche réunissant socialistes, communistes, écologistes et citoyens pour mettre fin aux 25 ans de règne de la droite à Marseille. Michèle Rubirola, en rupture avec son parti écologiste, avait été propulsée tête de liste pour les municipales de 2020.
Après la victoire de juin 2020, elle était devenue la première femme maire de Marseille. Mais six mois plus tard, le 15 décembre 2020, elle annonçait sa démission pour raisons de santé et proposait un échange de postes avec son premier adjoint. Le 21 décembre 2020, Benoît Payan était élu maire tandis que Michèle Rubirola devenait première adjointe.
Aujourd’hui âgée de 69 ans, Michèle Rubirola participe activement à la campagne des municipales de mars 2026, malgré des problèmes de genou qui la gênent dans ses déplacements. Dans une interview accordée en février 2026, elle reconnaissait ne pas encore savoir quelle serait sa position sur la liste de Benoît Payan, qui doit être déposée avant le 26 février. Elle attend que le maire sortant revienne vers elle pour confirmer sa place, tout en défendant le bilan du Printemps marseillais avec fierté.
Benoît Payan, qui a quitté le Parti socialiste en janvier 2023, brigue un nouveau mandat en tant que maire sortant. Sa gestion de Marseille depuis 2020 lui a valu la reconnaissance de la République : le 29 janvier 2025, il a été nommé chevalier de la Légion d’honneur pour ses 22 ans de services publics. Cette distinction intervient quelques semaines avant le premier tour des municipales prévu en mars 2026.
Face à lui, la bataille s’annonce serrée. Martine Vassal, présidente LR de la Métropole Aix Marseille Provence, qu’il avait battue en 2020, repart à l’assaut. Lors d’un débat télévisé le 19 février 2026, Benoît Payan lui a répliqué qu’elle était la femme la plus condamnée de France, faisant référence à ses démêlés judiciaires. La France Insoumise, qui n’avait pas rejoint le Printemps marseillais en 2020, représente également une menace électorale sérieuse, le député Manuel Bompard ayant confirmé l’implantation LFI dans la cité phocéenne.
Arrivé au pouvoir dans un contexte de confusion après la démission de Michèle Rubirola, Benoît Payan a dû faire face aux accusations d’illégitimité. Certains électeurs du Printemps marseillais n’ont jamais digéré cet échange de postes, voyant là une manœuvre politique. Pourtant, le maire a réussi à maintenir sa coalition hétéroclite unie pendant plus de cinq ans, mobilisant à la fois Emmanuel Macron, la présidente de droite de la métropole et sa majorité de gauche pour le redressement de Marseille.