22 Apr 2026, Wed

Jenna Boulmedaïs : influenceuse féministe et affaire Lomepal

Jenna Boulmedaïs, journaliste et créatrice de contenu française

Jenna Boulmedaïs, 24 ans, journaliste et créatrice de contenu française suivie par environ 248 000 personnes sur Instagram et 139 000 sur TikTok, s’est fait connaître en 2023 pour avoir révélé des accusations de viol contre le rappeur Lomepal. Rédactrice en chef du média indépendant Joly Môme, elle milite contre les violences sexuelles et sexistes. En janvier 2026, elle fait elle-même l’objet d’une plainte déposée par l’actrice Lisa Jane Rougerie qui l’accuse d’avoir facilité un viol lors de vacances dans le sud de la France en juillet 2025, créant un paradoxe dans le mouvement féministe.

Origine du nom Boulmedaïs

Le nom de famille Boulmedaïs apparaît dans les registres généalogiques français, suggérant une origine potentiellement nord-africaine ou méditerranéenne. Toutefois, aucune information publique ne précise l’origine géographique ou familiale exacte de Jenna Boulmedaïs.

Cette absence d’information sur ses racines familiales correspond à sa volonté de se concentrer sur son engagement militant plutôt que sur son histoire personnelle. Jenna Boulmedaïs construit son identité publique autour de ses combats féministes et non de ses origines.

Révélations sur Lomepal en 2023

En juillet 2023, Jenna Boulmedaïs publie un long post sur Instagram affirmant entendre depuis deux ans des témoignages de femmes ayant subi des gestes déplacés et non désirés de la part du rappeur Lomepal. Elle partage son propre témoignage et relaie ceux d’autres femmes.

Cette médiatisation suscite un large débat sur le silence dans l’industrie musicale et la nécessité de protéger les victimes de violences sexuelles. Trois femmes déposent alors plainte contre Lomepal, mais le parquet de Paris classe les affaires sans suite, estimant que les faits n’ont pas pu être clairement établis.

Classement de l’enquête Lomepal

Le 24 janvier 2025, l’enquête pour viols visant le rappeur Lomepal est classée par la justice. Ce classement intervient après plusieurs mois d’investigation suite aux accusations relayées par Jenna Boulmedaïs.

Deux des plaignantes relancent néanmoins la procédure en déposant une nouvelle plainte avec constitution de partie civile, refusant d’abandonner leur combat malgré le classement initial. Cette affaire illustre les difficultés rencontrées par les victimes présumées pour faire établir juridiquement des faits de violences sexuelles.

Rédactrice en chef de Joly Môme

Jenna Boulmedaïs indique être rédactrice en chef du site Joly Môme, décrit comme un média web indépendant généraliste. Ce média traite de sujets comme le féminisme, les violences policières ou la lutte contre le racisme.

Cette position éditoriale lui confère une légitimité journalistique dans le traitement des questions sociétales. Son travail à Joly Môme dépasse la simple création de contenu sur les réseaux sociaux pour s’inscrire dans une démarche médiatique structurée.

Accusée par Lisa Jane Rougerie

En janvier 2026, l’actrice Lisa Jane Rougerie, vue notamment dans la série Camping Paradis, accuse Jenna Boulmedaïs de l’avoir incitée à avoir un rapport sexuel contre son gré avec un homme qu’elle ne connaissait pas, lors de vacances en juillet 2025 dans le sud de la France.

Selon la plaignante, lors d’une soirée où deux hommes avaient été invités dans leur logement, elle avait clairement refusé d’avoir un rapport sexuel et s’était retirée dans sa chambre. Un homme serait néanmoins entré nu dans sa chambre après que Jenna Boulmedaïs lui aurait indiqué que la plaignante était consentante.

Plainte pour viol et non-assistance

Lisa Jane Rougerie dépose plainte auprès du parquet d’Avignon pour viol et non-assistance à personne en danger, selon son avocat Me Jean-Baptiste Boué-Diacquenod. Les autorités judiciaires mènent actuellement des investigations pour établir le rôle exact de chaque protagoniste dans cette affaire.

La plaignante, qui ne souhaite pas s’exprimer publiquement sur les faits au-delà de son post Instagram du 3 janvier 2026, a été interrogée par la police. Une plainte vise également l’homme accusé de viol, qui n’avait pas encore été identifié au moment des premières révélations.

Un paradoxe du mouvement féministe

Cette affaire soulève un paradoxe du mouvement MeToo selon plusieurs observateurs. La libération de la parole des femmes a permis d’entendre massivement les victimes de violences sexuelles, évolution positive après trop longtemps de silence.

Toutefois, ce dossier pose la question de l’équilibre à trouver : faut-il croire aveuglément les plaignantes, ou simplement prendre leur parole au sérieux sans renoncer à la présomption d’innocence ? Cette interrogation devient d’autant plus aiguë quand l’accusée est elle-même une figure de la lutte contre les violences sexuelles.

Réactions sur les réseaux sociaux

L’affaire déchire les réseaux sociaux où Jenna Boulmedaïs tient un rôle prépondérant dans la lutte contre les violences sexistes et sexuelles, multipliant les vidéos à ce sujet. Ses 248 000 abonnés Instagram et 139 000 followers TikTok se divisent entre soutien et condamnation.

Cette polarisation illustre la complexité des débats autour des violences sexuelles, où l’identité militante de l’accusée complique la réception des accusations. Certains y voient une instrumentalisation, d’autres une preuve que personne n’est au-dessus des lois.

Une enquête en cours

L’enquête pour viol et non-assistance à personne en danger doit permettre d’établir les faits de juillet 2025 dans le Vaucluse. La plaignante doit être entendue prochainement pour détailler précisément le déroulement des événements qu’elle dénonce.

À ce stade, Jenna Boulmedaïs bénéficie de la présomption d’innocence. Seule l’enquête judiciaire permettra de déterminer si les accusations portées contre elle sont fondées et quelles responsabilités peuvent être établies dans les faits dénoncés par Lisa Jane Rougerie.

By Isabelle Petit

Journaliste d'Investigation: Spécialiste des enquêtes people sensibles, 11 ans d'expérience. Ancienne du Figaro et de Closer. Experte en vérification des sources et fact-checking.