Radouan Kourak, journaliste et rédacteur en chef à Opinion Internationale, est né en France d’un père d’origine algérienne naturalisé français et d’une mère française depuis plusieurs générations. Originaire du territoire de Belfort où il a grandi, ce journaliste classé à droite se définit comme “le fruit d’un métissage” et affirme être “profondément Français”. Ses prises de position patriotiques lui ont valu des menaces et insultes en 2024, notamment après avoir condamné les propos de la journaliste Nassira El Moaddem qui avait qualifié la France de “pays de racistes dégénérés”.
Radouan Kourak explique être “le fruit d’un métissage” : son père est d’origine algérienne et a été naturalisé français. Cette naturalisation témoigne du parcours migratoire paternel, passant du statut d’Algérien à celui de citoyen français.
Le journaliste exprime une reconnaissance totale envers la France qu’il considère comme lui ayant tout apporté, affirmant n’avoir que des dettes envers ce pays. Cette gratitude envers la nation d’accueil de son père structure profondément son identité et ses engagements politiques.
La mère de Radouan Kourak est française depuis plusieurs générations, représentant l’enracinement hexagonal de la famille. Cette branche maternelle française profonde contraste avec l’histoire migratoire paternelle algérienne.
Ce double héritage fait de Radouan Kourak un Français issu du métissage franco-algérien, incarnant la diversité des parcours dans la société française contemporaine. Il revendique cette double origine tout en affirmant sa francité inconditionnelle.
Radouan Kourak est né en France et a grandi dans le territoire de Belfort, département de l’est de la France. Il a toujours été très clair sur ses racines belfortaines et son identité française profonde, soulignant que cette enfance provinciale a façonné son attachement à la nation.
Cette enfance belfortaine, loin des grandes métropoles, a construit son identité provinciale française. Le territoire de Belfort, marqué par son histoire industrielle et républicaine, constitue son terroir identitaire revendiqué.
Radouan Kourak a été scolarisé dans le système éducatif public français. Cette formation dans l’école de la République a construit son attachement aux valeurs nationales.
L’école de la République représente pour lui le creuset de son identité française, au-delà de ses origines familiales métissées. Cette éducation publique laïque structure son discours patriotique et ses références républicaines.
Radouan Kourak assume pleinement cette triple identité qui, selon lui, “ne rentre pas dans les cases de certains”. Il explique : “Pour ces personnes-là, être arabe, de droite, patriote et passionnément Français – ce qui est mon cas -, c’est être un traitre.”
Cette revendication d’être à la fois “arabe” (par ses origines paternelles) et patriote français de droite crée un paradoxe pour certains militants. Le journaliste dénonce ceux qui l’insultent de “traitre” ou de “collabeur” parce qu’il ne correspond pas aux cases ethno-politiques attendues.
En novembre 2023, Radouan Kourak révèle dans l’émission Morandini Live sur CNews recevoir “tout type de menaces”. Il explique : “En France, dès lors que l’on dénonce des vérités et que l’on est journaliste classé à droite, vous recevez des menaces. Si on ajoute à cela, le fait que vous soyez arabe, ça n’arrange en rien.”
Ces menaces émanent, selon lui, soit de militants ou proches de La France insoumise, soit de gens ayant eux-mêmes les mêmes origines que lui. Il accuse ces personnes de lui reprocher “de m’appeler Radouan et de dire que je suis fier d’être Français”.
Le 2 mai 2024, Radouan Kourak dénonce les propos de la journaliste Nassira El Moaddem qui avait qualifié, le 30 avril, la France de “pays de racistes dégénérés”. Il lui reproche de “cracher dans la soupe et renier ce pays qui nous a pourtant tout donné”.
Sur CNews, il déclare : “On n’insulte pas la France. La France m’a tout donné. La France n’est pas un pays de dégénérés et encore moins un pays de racistes.” Il affirme même que “la France est le pays le moins raciste du monde”.
Après sa condamnation des propos de Nassira El Moaddem, Radouan Kourak reçoit “des milliers d’insultes et de menaces”. Son avocat Auran Reihanian publie un communiqué dénonçant : “Arabe de service”, “Collabeur”, “Tarlouze”… Mon client Radouan Kourak est assailli de milliers d’insultes racistes, homophobes et antisémites.”
Depuis le 3 mai 2024, le journaliste est visé “par des menaces de mort circonstanciées” selon son avocat. Ces attaques illustrent la violence des débats autour de l’identité nationale et du patriotisme en France.
En juin 2024, Radouan Kourak signe un édito sur le site Harkis Dordogne intitulé “Harki est devenu l’injure symbole des fractures dans la France de 2024”. Il y défend la mémoire des harkis, ces combattants d’origine algérienne qui se sont battus aux côtés de la France pendant la guerre d’Algérie.
Il dénonce l’usage du terme “harki” devenu une insulte utilisée par ceux qui “détestent la France alors même qu’ils n’ont connu qu’elle”. Cette défense des harkis résonne avec sa propre situation de Français d’origine algérienne accusé de trahison pour son patriotisme.