Nathan Ambrosioni, né le 18 août 1999 à Grasse dans les Alpes-Maritimes, est un scénariste, réalisateur et monteur français devenu le plus jeune cinéaste français à obtenir l’avance sur recettes du CNC. Fils d’un ancien ingénieur d’affaires devenu producteur et d’une commerçante vendeuse de vêtements sur les marchés, il a grandi à Peymeinade sans aucune prédisposition familiale au cinéma avant de s’imposer comme un talent précoce exceptionnel.
Nathan Ambrosioni est le fils d’un ancien ingénieur d’affaires devenu producteur de films et d’une commerçante, ayant grandi à Peymeinade. Sa mère est vendeuse de vêtements sur les marchés et son père ingénieur d’affaires. Tous deux étaient éloignés du milieu cinématographique.
Parlant du soutien de ses parents, il explique qu’ils constataient sa passion intense et qu’il était impossible de le détourner de cette voie. “C’était vraiment tous les soirs, tous les week-ends”. Ses parents lui ont laissé la liberté de s’exprimer et de développer ses idées malgré l’absence totale de culture cinématographique familiale.
Cette commune de plus de 8 000 habitants dans les Alpes-Maritimes ne constituait pas un environnement naturellement propice à une carrière dans le septième art. Petit dernier d’une famille où “chacun fait son truc”, il développe très jeune sa passion pour le cinéma. Pendant que d’autres adolescents sortaient en soirée, Nathan consacrait ses week-ends à tourner des films avec ses amis.
“À 12 ans, je faisais mes premiers films” confie Nathan Ambrosioni. Lors du lancement de Les Drapeaux de papier, son parcours est qualifié d'”itinéraire d’un enfant doué”. Écrit à 17 ans, ce film a ensuite été réalisé et monté par lui-même.
Il n’a que 19 ans lorsqu’il signe Les Drapeaux de papier. Ce long-métrage avec Noémie Merlant et Guillaume Gouix explore les liens compliqués entre un homme fraîchement libéré de prison et sa cadette. Sans formation académique ni réseau dans le secteur, il obtient à un âge record le soutien financier du CNC, institution nationale du cinéma français.
Des podcasts consacrent des épisodes à son parcours. Des rencontres sont organisées avec lui. En 2019, la presse titre sur Nathan Ambrosioni et son premier film réalisé à 19 ans à Machecoul, soulignant sa précocité exceptionnelle.
Ses débuts se font avec des productions indépendantes : il réalise avec des amis Hostile, un film d’horreur, suivi de Therapy. C’est Les Drapeaux de papier en 2019 qui le révèle au grand public. Son troisième long-métrage Toni, en famille, dont il assure l’écriture, la réalisation et le montage, sort dans les salles françaises en septembre 2023 et remporte le prix du meilleur film au Festival du Film de Demain organisé à Vierzon.
En 2023, il intègre également le jury d’un festival de courts-métrages en Bretagne, témoignant de sa reconnaissance par ses pairs dans le milieu du cinéma français. Il figure parmi les 10 plus jeunes réalisateurs français prometteurs de l’année 2023 dans le magazine new-yorkais Elucid Magazine, témoignant d’une reconnaissance internationale rapide.
La critique mentionne son film Les enfants vont bien. Peymeinade, sa ville d’origine, relaye régulièrement dans sa presse locale les succès de cet enfant du pays devenu une fierté régionale. Le parcours de Nathan Ambrosioni illustre comment un talent exceptionnel peut émerger d’un environnement familial totalement étranger au milieu artistique, grâce au soutien de parents qui ont su reconnaître et encourager sa passion malgré leur propre éloignement du monde du cinéma.
La transformation du père, initialement ingénieur d’affaires, en producteur de films suggère peut-être une évolution motivée par le succès de son fils, témoignant d’un soutien familial qui s’est progressivement professionnalisé pour accompagner la carrière fulgurante de ce jeune réalisateur autodidacte.