Noam Mouelle, rameur français de 24 ans originaire du Perreux-sur-Marne, a remporté le 5 avril 2026 la mythique Boat Race pour la quatrième fois consécutive, cette fois en tant que capitaine de l’équipage de Cambridge. Un exploit inédit pour un Français dans cette course bicentenaire entre Oxford et Cambridge sur la Tamise. Doctorant en physique des particules, il est également le premier athlète noir masculin à avoir remporté cette compétition.
Noam Mouelle est issu d’une famille aux ascendants africains, une particularité qui l’a rendu historique dès sa première victoire en 2023 : il est devenu ce jour-là le premier athlète noir masculin à remporter la Boat Race en près de deux siècles de compétition. Ses parents et sa sœur ont fait le déplacement sur les berges de la Tamise pour assister à cet exploit. “Je suis hyper content et fier. Il y avait beaucoup de gens dont mes parents qui ont regardé la course”, confie-t-il à l’issue de sa première victoire. Ni les prénoms ni l’identité précise de ses parents n’ont jamais été rendus publics. La famille Mouelle n’a jamais cherché l’exposition médiatique malgré la notoriété croissante du rameur.
C’est au Perreux-sur-Marne, en Val-de-Marne, que Noam Mouelle grandit et donne ses premiers coups de rame à l’âge de 9 ans, au sein de la Société Nautique du Perreux. Ce club local, ancré dans cette commune du bord de Marne, est le point de départ d’une trajectoire qui le mènera jusqu’aux berges les plus célèbres du monde sportif britannique. Sociétaire de ce club tout au long de sa carrière, il y reste affilié même depuis l’Angleterre, symbole d’un attachement fort à ses racines franciliennes.
Sa scolarité secondaire se déroule partiellement à Bruxelles, où il obtient en 2018 la mention “très bien” à son baccalauréat scientifique au lycée français Jean-Monnet. Ce passage en Belgique correspond à une période où sa famille vit temporairement à l’étranger. Il rejoint ensuite l’Imperial College de Londres pour un master en physique, choisissant cet établissement notamment parce qu’il lui permet de continuer l’aviron sur le fameux parcours de la Boat Race. À la rentrée 2022, fort de son master, il intègre l’université de Cambridge pour y préparer un doctorat en physique des particules.
Le 26 mars 2023, Noam Mouelle fait partie des huit rameurs des Light Blues qui battent Oxford. Il devient ainsi le troisième Français à remporter la Boat Race depuis sa création en 1829, après François de Rancourt en 1963 et Bastien Ripoll en 2006. Sa victoire est doublement historique : il est également le premier athlète noir masculin à triompher dans cette épreuve, un fait souligné par la presse britannique du Daily Mail au Times.
En 2024, Noam Mouelle récidive et devient le premier Français à remporter deux fois la Boat Race. En 2025, il ajoute une troisième victoire consécutive, s’imposant comme l’un des visages les plus marquants de l’histoire récente de cette compétition bicentenaire. Le rameur originaire du Val-de-Marne remporte pour la troisième fois consécutive la fameuse course d’aviron Oxford-Cambridge sous les couleurs de Cambridge.
Le 4 avril 2026, Noam Mouelle dirige l’équipage de Cambridge en tant que capitaine, désigné “président” par ses coéquipiers, une élection qui se tient dans la salle des capitaines du club où figurent tous les noms des participants depuis 1829. Face à lui, un autre Français : Tobias Bernard, capitaine d’Oxford. Une première absolue dans l’histoire de la course. Cambridge l’emporte avec onze secondes d’avance dans des conditions météorologiques particulièrement difficiles. “On avait un vent qui venait du sud-ouest… vent contre le courant, contre la marée et c’est là que ça soulève énormément”, décrit-il. Cambridge mène désormais par 89 victoires à 81 face à Oxford.
Douze entraînements par semaine, deux séances quotidiennes, un seul jour de repos : la Boat Race n’a rien d’une simple course universitaire. “Le challenge, c’est de concilier tout ça avec le travail. Si on a cours à 9 heures, on s’entraîne de 6h30 à 8h30 pour pouvoir tout faire”, explique Noam Mouelle. Doctorant en fin de thèse en physique des particules, il jongle depuis quatre ans entre excellence académique et exigence sportive de haut niveau, incarnant à lui seul la devise de la meilleure université du monde.