15 Apr 2026, Wed

Eric Perrot et ses parents Franck et Tone Marit : l’héritage familial derrière le triple médaillé olympique des JO 2026

Eric Perrot, Biathlète français

Eric Perrot entre dans l’histoire du biathlon français aux JO de Milano Cortina 2026 avec trois médailles en poche : or en relais mixte et relais hommes, argent en individuel. Derrière ce succès se cache un héritage sportif exceptionnel. Le Français de 24 ans est le fils de Franck Perrot, ancien biathlète français ayant représenté la France dans les années 1990, et de Tone Marit Oftedal, ancienne biathlète norvégienne et championne du monde junior en relais.

Franck Perrot et Tone Marit Oftedal, deux champions du monde juniors

L’histoire familiale d’Eric Perrot tient presque du scénario hollywoodien. Ses deux parents ont été champions du monde juniors de biathlon, un titre que très peu de familles peuvent revendiquer en double. Sa mère, Tone Marit Oftedal, l’a décroché en relais pour la Norvège. Son père, Franck Perrot, l’a remporté en individuel pour la France. Cette double filiation franco-norvégienne a plongé Eric dans un environnement où le ski et le biathlon étaient au cœur de la vie quotidienne, bien avant qu’il ne songe lui-même à en faire un métier.

Un père entraîneur qui comprend sans jamais imposer

Franck Perrot n’est pas qu’un ancien athlète de haut niveau. Il est également entraîneur, ce qui fait de lui un soutien technique autant qu’affectif pour son fils. Eric l’a raconté au Dauphiné Libéré : son père suit de près sa carrière parce qu’il a vécu la sienne, qu’il connaît bien son fils et qu’il lui apporte des détails importants. Mais surtout, Eric insiste sur un point essentiel : le poids du nom n’a jamais pesé sur ses épaules. Ses parents ont toujours été dans l’accompagnement plutôt que dans l’exigence, et cette passion commune reste avant tout un plaisir partagé en famille.

“Quelques gènes qui m’ont orienté vers ce choix”

Eric Perrot ne cache pas que ses parents ont joué un rôle déterminant, non par contrainte, mais par transmission naturelle. “Mes deux parents ayant tous deux été champions du monde juniors en biathlon, ma mère en relais pour la Norvège et mon père en individuel pour la France, j’ai sûrement quelques gènes qui m’ont orienté vers ce choix”, expliquait-il à Peisey-Vallandry, sa station d’origine en Savoie. Cette humilité traverse toutes ses interviews. Il reconnaît l’héritage tout en affirmant son autonomie.

Trois médailles olympiques en 2026 : l’apogée d’une carrière fulgurante

Né le 22 avril 2001 à Bourg-Saint-Maurice, Eric Perrot possède la double nationalité franco-norvégienne, reflet de ses racines familiales. Champion du monde de l’individuel en 2025 à Lenzerheide et double champion du monde du relais mixte en 2024 et 2025, il est entré dans une nouvelle dimension lors de ces JO 2026.

Or en relais mixte, argent en individuel, or en relais hommes

Le 8 février 2026, Eric Perrot décroche l’or olympique en relais mixte à Antholz-Anterselva aux côtés de Julia Simon, Lou Jeanmonnot et Quentin Fillon Maillet. Deux jours plus tard, le 10 février, il monte sur la deuxième marche du podium de l’individuel 20 km avec un 19/20 au tir, battu de justesse par le Norvégien Johan-Olav Botn, qui signe un sans-faute absolu. Le 17 février, en dernier relayeur du relais hommes, Eric Perrot offre à la France son premier titre olympique dans cette épreuve, franchissant la ligne complètement lessivé après avoir tout donné face au Norvégien Vetle Sjaastad Christiansen. Avec ces trois médailles, il entre dans le cercle fermé des champions olympiques français du biathlon.

Une double culture franco-norvégienne assumée

Interrogé sur son identité biculturelle, Eric Perrot confie qu’il est difficile de trancher. “C’est difficile de dire quelle partie de moi est la plus française et laquelle est la plus norvégienne, il y a toujours les deux parties je suppose”, explique-t-il à Fondo Italia. Il décrit le côté norvégien comme “positif et confiant”, le côté français comme “plus agressif et combatif”. Sur le plan sportif, il reconnaît la supériorité actuelle de la Norvège. “Les garçons norvégiens viennent vraiment d’une autre planète”, concède-t-il, tout en espérant que le travail de l’équipe de France portera ses fruits. Manifestement, aux JO 2026, c’est déjà le cas.

By Julien Bernard

Spécialiste des personnalités sportives, 8 ans chez L'Équipe Magazine. Expert des transferts football et tennis français. Diplômé ISCPA Sport Business.