22 Apr 2026, Wed

Zara Boutayeb : fille de parents berbères marocains, artiste et compagne de Jean-Pierre Rivère

Zara Boutayeb, artiste et compagne de Jean-Pierre Rivère

Zara Boutayeb est issue d’une famille berbère dont les deux parents sont originaires du Maroc. Née le 11 août 1974 à Montbéliard, elle est la troisième d’une fratrie de cinq enfants élevés dans un milieu très modeste. Artiste peintre, photographe et poétesse, elle partage depuis plusieurs années la vie de Jean-Pierre Rivère, ancien président de l’OGC Nice. En janvier 2026, elle rejoint la liste d’Éric Ciotti pour les municipales de Nice en tant que future déléguée aux Droits des femmes.

Parents berbères originaires du Maroc

Les deux parents de Zara Boutayeb sont nés au Maroc et appartiennent à la communauté berbère, peuple autochtone d’Afrique du Nord. Le nom de famille Boutayeb est d’origine marocaine et couramment associé aux personnes d’ascendance arabe et berbère, précise le site Nomorigine.

Ce patronyme se retrouve principalement dans différentes régions du Maroc, notamment à Casablanca, Rabat, Marrakech et Fès. Le terme “Boutayeb” dérive de l’arabe “bou” signifiant “fils de” et du prénom arabe “Tayeb”.

Enfance modeste à Montbéliard

Zara Boutayeb naît le 11 août 1974 à Montbéliard dans le Doubs. Elle grandit dans un milieu très modeste avec des conditions de vie difficiles, troisième d’une fratrie de cinq enfants, rapporte Babelio.

Dans son recueil “Les pensées perdues” publié aux Éditions Erick Bonnier, elle se décrit comme une fille de chibani née en France et issue de l’immigration. Son enfance marquée par ces origines modestes influence profondément son œuvre artistique et son engagement social.

Vocation artistique contrariée par la pression familiale

Très jeune, Zara Boutayeb est attirée par une carrière artistique, notamment par la musique et le théâtre. Elle écrit des poèmes et exprime sa créativité dès l’enfance, révèle Rainfolk.

Elle doit cependant renoncer à cette voie sous la pression familiale qui souhaite qu’elle suive un parcours plus conventionnel. Cette frustration initiale marque durablement son parcours et nourrit son besoin futur d’expression artistique.

Études de droit à Strasbourg et carrière de mannequin

Zara Boutayeb obtient son baccalauréat puis suit des études de droit à Strasbourg pour répondre aux attentes familiales. C’est durant cette période qu’elle est repérée par une agence de mannequins, raconte Casting.fr.

Elle exerce le métier de modèle pendant environ 10 ans avant de passer de l’autre côté de l’objectif pour devenir photographe. Cette décennie dans l’univers de la mode lui permet de développer son sens esthétique et sa compréhension de l’image.

Reconversion dans la photographie et l’écriture

Après sa carrière de mannequin, Zara Boutayeb se lance simultanément dans la photographie et l’écriture. Ses premiers écrits prennent la forme d’un exutoire lui permettant de se libérer du poids de ses souffrances passées, explique Babelio.

Installée depuis plusieurs années dans le sud de la France, elle se consacre pleinement à sa vocation artistique dans son atelier niçois. Elle mélange ses différents talents : l’écriture, la photographie, la peinture et la musicalité qui s’exprime dans ses textes.

Recueil poétique “Les pensées perdues”

En 2020, Zara Boutayeb publie “Les pensées perdues” aux Éditions Erick Bonnier, un recueil de pensées humaniste qui relate la vie d’une fille de chibani née en France et issue de l’immigration. L’ouvrage offre une quête positive d’aimer son pays de naissance et d’accueil de ses parents.

Ce miroir sur la vie aborde la famille, l’amour, les relations sociales et l’actualité à travers une poésie percutante. Chaque texte livre un message universel sur l’homme, ses comportements et ses réactions, précise Casting.fr.

Compagne de Jean-Pierre Rivère

Zara Boutayeb partage la vie de Jean-Pierre Rivère, homme d’affaires et ancien président de l’OGC Nice entre 2011 et août 2025. Le couple apparaît régulièrement lors d’événements publics à Nice et sur la Côte d’Azur.

Ils assistent ensemble au Festival CinéRoman en octobre 2023 et octobre 2024, à la montée des marches du film “Megalopolis” au Festival de Cannes en mai 2024, et à la soirée du Tennis au Sporting de Monaco en avril 2024, rapporte Purepeople.

Engagement pour les droits des femmes

Mère de trois enfants, Zara Boutayeb s’engage auprès de l’École de la Deuxième Chance dans l’accompagnement de femmes victimes de violences. Cette expérience porte sur des parcours de reconstruction, précise Nice Premium.

Elle évoque publiquement avoir vécu une enfance difficile et rencontré des hommes violents, ce qui alimente son engagement pour la cause des femmes. Son parcours personnel la pousse à aider d’autres femmes en situation de vulnérabilité.

Entrée en politique aux côtés d’Éric Ciotti

Le dimanche 25 janvier 2026, Éric Ciotti annonce l’arrivée de Zara Boutayeb sur sa liste pour les municipales de Nice au Jazz Club Le Shapko. Quasi inconnue du grand public niçois, elle devient brutalement l’objet de vifs débats sur les réseaux sociaux, rapporte Nice-Matin.

Le candidat UDR en fait une potentielle élue déléguée aux Droits des femmes en cas de victoire. Cette annonce s’accompagne de la présentation de mesures prioritaires : doublement des places d’hébergement d’urgence pour femmes seules et arrêt de bus à la demande après 21 heures.

Polémique autour de son ralliement

L’arrivée de Zara Boutayeb sur la liste Ciotti suscite des réactions contrastées. L’entourage du maire sortant Christian Estrosi l’accuse d’avoir tenté d’imposer une œuvre d’art sur un site emblématique de la ville, révèle France 3 Régions.

Depuis dimanche, détracteurs et défenseurs s’écharpent sur les réseaux sociaux. Certains la qualifient d’empathique, courageuse et résiliente tandis que d’autres la critiquent vivement. Éric Ciotti la présente comme une personnalité représentative de la société civile niçoise capable de porter des thématiques sociales et culturelles.

By Camille Rousseau

Journaliste politique et médias, 7 ans d'expérience à France Info. Spécialiste des personnalités politiques et journalistiques. Sciences Po Paris, Master Journalisme.