Vincent Brengarth, né en 1985 en France, est avocat au Barreau de Paris, associé au cabinet Bourdon & Associés. Spécialiste du droit pénal et des libertés fondamentales, il s’est imposé comme l’une des figures les plus médiatisées du barreau français, défenseur de Rima Hassan, pourfendeur des violences policières et auteur de plusieurs essais engagés. Son nom de famille, d’origine alsacienne à composantes germaniques, est l’un des plus rares de France.
Le patronyme Brengarth puise ses racines en Alsace, région dont l’histoire frontalière a généré de nombreux noms composés à double consonance française et germanique. Il pourrait dériver de “Bren” (brûler ou épée) combiné à “garth” (enclos, jardin en vieil allemand), suggérant un lien avec des terres fortifiées ou cultivées. Avec seulement une centaine de porteurs recensés en France, ce patronyme figure parmi les plus rares du pays, très fortement concentré dans le département du Haut-Rhin. Sa présence géographique quasi exclusive en Alsace confirme une implantation ancienne et stable dans cette région, bien antérieure aux brassages migratoires modernes. Vincent Brengarth est français, sans origines étrangères documentées par aucune source d’autorité.
Au-delà de son nom de famille, Vincent Brengarth n’a jamais évoqué publiquement ses origines familiales ni ses parents. Sa discrétion sur sa sphère privée contraste avec son omniprésence dans le débat public, où il s’exprime avec régularité sur les questions de justice, de libertés publiques et d’État de droit.
Titulaire d’un master 2 en droit pénal et sciences pénales à l’université Panthéon-Assas, Vincent Brengarth prête serment le 2 décembre 2015 et intègre rapidement l’équipe de William Bourdon, figure historique du barreau parisien. En juillet 2020, il franchit un cap en accédant au statut d’associé au sein du cabinet éponyme, installé rue de Rivoli à Paris. Son domaine de prédilection recouvre le droit pénal général, le droit des libertés fondamentales, le droit de la presse et le droit pénal des affaires.
Vincent Brengarth traite de dossiers touchant aux libertés fondamentales, notamment la défense des victimes de violences policières et de personnes poursuivies pour “délit de solidarité”. Son spectre d’intervention est large : il a défendu des journalistes, des associations environnementales, des victimes de violences d’État, mais aussi des personnes poursuivies dans des affaires liées au terrorisme. Il intervient également en droit de la presse, droit pénal des affaires et droit administratif. Son nom est associé à des affaires très médiatisées : l’affaire Samuel Paty côté défense d’Abdelhakim Sefrioui, les poursuites contre Nicolas Sarkozy au nom de Sherpa, et les dossiers visant TotalEnergies.
Le 3 avril 2026, Vincent Brengarth tient une conférence de presse aux côtés de Rima Hassan pour dénoncer la garde à vue de la veille. Il qualifie la procédure de “parfaitement illégale” et d'”immense gravité”, estimant que “la procédure de flagrance a été construite de toutes pièces” afin de contourner l’immunité parlementaire de son cliente, eurodéputée. Sur la question de la drogue de synthèse retrouvée dans ses affaires, il précise que Rima Hassan possédait du CBD légalement acheté, et que des “traces de 3MMC” y ont été retrouvées “à son insu”, relevant selon lui “de la responsabilité du vendeur”. Un test urinaire aurait prouvé “qu’il n’y a pas de consommation de drogue de la part de Rima Hassan.”
Vincent Brengarth dénonce également des “violations répétées du secret de l’enquête” pendant la garde à vue, affirmant avoir découvert certains éléments de l’audition “par la presse”. Il accuse les autorités d’avoir “planifié” ces fuites pour nuire à “l’image et la réputation” de l’eurodéputée. Rima Hassan doit être jugée le 7 juillet 2026 pour apologie du terrorisme dans cette affaire, ainsi que lors de deux autres audiences en septembre.
Au-delà des prétoires, Vincent Brengarth est un auteur prolifique. Il publie Revendiquons le droit à la désobéissance aux éditions Fayard, et co-signe avec William Bourdon Violences policières : le devoir de réagir dans la collection Tracts de Gallimard. Il rédige régulièrement des tribunes dans Le Monde, Libération, Politis et le Huffington Post, incarnant cette génération d’avocats qui considèrent leur robe comme un engagement citoyen autant que professionnel. Il est également associé à l’organisation Anticor, dédiée à la lutte contre la corruption.