Adrien Bilal, 35 ans, professeur assistant à l’université Stanford, a été désigné lauréat du Prix du meilleur jeune économiste 2026, décerné conjointement par Le Monde et le Cercle des économistes. Major de promotion à l’École polytechnique, docteur de Princeton, ce Français expatrié en Californie s’est imposé dans le débat international grâce à des travaux révélant un coût économique du réchauffement climatique six fois supérieur aux estimations antérieures. Ses origines familiales et ses parents n’ont jamais été évoqués publiquement par l’intéressé, et aucune source d’autorité ne documente ce point.
Adrien Bilal est français, décrit explicitement comme “un Français expatrié à l’université Stanford” par le magazine Challenges. Son prénom Bilal, d’origine arabe, nourrit naturellement des questions sur ses racines familiales. Pourtant, dans aucune interview accordée à Le Monde, France Culture, Le Cercle des économistes ou Polytechnique, il n’a mentionné ses parents ni ses origines géographiques familiales. Ces informations ne sont documentées dans aucune source d’autorité française ou internationale à ce jour. Ce que l’on sait en revanche, c’est qu’il a grandi dans un environnement propice à l’excellence académique. Ses études en mathématiques et physique à Polytechnique, puis en économie à la Paris School of Economics, dessinent le profil d’un jeune homme formé à la rigueur intellectuelle française avant de s’imposer sur la scène mondiale.
Adrien Bilal, major de la promotion X2010 de l’École polytechnique, est professeur assistant en économie à l’Université de Stanford. Né en 1990, il a 35 ans en 2026. Il est titulaire d’un doctorat en économie de l’Université Princeton, obtenu en 2020, et a auparavant étudié à la Paris School of Economics et à l’École Polytechnique, où il s’est formé en mathématiques et en physique. Après Princeton, il rejoint l’Université de Chicago comme Saieh family fellow, intègre Harvard comme professeur assistant, puis Stanford où il enseigne aujourd’hui.
Ce parcours transatlantique illustre la trajectoire d’une génération de chercheurs français qui s’imposent dans les meilleures universités mondiales. À Stanford, il cumule trois casquettes : celle de professeur au département d’économie, de membre du Stanford Institute for Economic Policy Research, et de professeur associé en sciences sociales de l’environnement, une combinaison rare qui reflète l’interdisciplinarité de ses recherches.
Le Prix du meilleur jeune économiste, créé en 2000, récompense chaque année un économiste français de moins de 40 ans pour l’excellence de ses travaux académiques et leur impact sur le débat public. Pour cette 27e édition, le jury a distingué Adrien Bilal pour ses recherches qui renouvellent en profondeur la compréhension macroéconomique du changement climatique, saluant leur originalité méthodologique et leur portée internationale. Les trois autres nommés étaient Lucas Chancel (Sciences Po), Maxime Menuet (Université Côte d’Azur) et Mathilde Muñoz (Berkeley).
La percée scientifique d’Adrien Bilal repose sur un déplacement méthodologique fondamental. Là où les économistes étudiaient jusqu’ici les effets de la température locale sur l’activité économique d’un pays, lui et son collaborateur Diego Känzig ont mesuré les effets de la température mondiale, incluant celle des océans. Ce changement de perspective change tout : le réchauffement des océans modifie les régimes de précipitations, de sécheresses et de tempêtes tropicales, des phénomènes absents des modèles traditionnels.
Leurs recherches publiées dans le Quarterly Journal of Economics montrent qu’un degré supplémentaire de réchauffement planétaire entraînerait une réduction du PIB mondial de plus de 20 %, soit des effets six fois supérieurs aux estimations antérieures. Le coût social du carbone dépasse 1 000 euros la tonne de CO2, contre 250 euros dans les modèles précédents. À l’horizon 2100, le réchauffement pourrait amputer jusqu’à 50 % du PIB mondial.
Ses travaux débouchent sur une conclusion politique directe : les grandes économies comme l’Union européenne ou les États-Unis ont un intérêt économique à décarboner leur économie, même en l’absence d’accord international. Sur LinkedIn, Adrien Bilal résume l’enjeu : “Une conséquence de ces travaux, c’est que les grandes économies ont intérêt à décarboner leur économie, même si elles sont les seules à le faire.” Une thèse particulièrement actuelle dans un contexte de recul climatique américain.