Cyril Benzaquen est l’un des sportifs de combat les plus médiatisés de France. Né le 2 octobre 1989 à Clamart, champion du monde à six reprises en kick-boxing et en muay-thaï, diplômé de Paris-Dauphine, mannequin pour des maisons de luxe et conférencier : cet athlète aux multiples casquettes fascine autant par son palmarès que par son parcours familial et ses origines.
Cyril Benzaquen est d’origine judéo-marocaine. Son patronyme le dit d’emblée : Benzaquen est un nom de famille séfarade, porté par des familles juives originaires du Maroc et d’Afrique du Nord, formé à partir de l’hébreu ben (fils) et zaqen (le vieux, l’ancien). Ces familles, issues de la diaspora séfarade, s’établirent au Maghreb après l’expulsion des Juifs d’Espagne à la fin du XVe siècle.
Cyril Benzaquen se définit lui-même comme de foi juive traditionaliste et ne cache pas son attachement à la communauté. “J’interviens tous les ans à l’appel de la Tsedaka organisé par le FSJU, ça me tient à cœur de faire perdurer ça dans la communauté, elle est petite et c’est ce qui nous unit”, confie-t-il. Il est également très attaché au couscous marocain, qu’il associe à ses souvenirs d’enfance les plus marquants.
Les parents de Cyril Benzaquen forment un couple de professionnels issus de la classe moyenne supérieure : sa mère exerce la médecine, son père évolue dans le secteur informatique. Une famille ancrée à Clamart, ville où le champion est né et a grandi, qui lui a transmis à la fois l’exigence intellectuelle et le goût de l’effort.
Cette double culture familiale explique en grande partie le paradoxe apparent du “boxeur bac+5”. Lorsque Cyril Benzaquen a exprimé sa volonté de faire de la boxe son métier, ses parents ont marqué leur résistance. “Pour mes parents, la boxe, ça n’était pas un métier”, résumait-il dans un podcast en 2023. “Ils n’ont pas du tout adhéré. Ils préféraient que je fasse des études”, précisait-il ailleurs.
Leur condition a cependant été constructive : oui à la compétition, mais uniquement en parallèle d’un cursus universitaire solide. C’est cette exigence qui l’a conduit à décrocher un master en marketing puis un master en entrepreneuriat à Paris-Dauphine. “J’ai eu la chance d’être soutenu par mes parents. La boxe, c’était mon job étudiant”, reconnaissait-il avec lucidité.
C’est sa mère qu’il place au sommet de son panthéon personnel. Dans un message publié à l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, il la désignait comme “la femme la plus inspirante de ma vie”, affirmant avoir puisé en elle toute sa force. “C’est ma part féminine qui me donne ce petit plus et fait de moi l’homme que je suis”, écrivait-il. Elle a longtemps hésité à le regarder combattre, incapable de supporter de voir son fils encaisser des coups, avant de finalement prendre sa place dans les tribunes.
Son frère Nicolas, mentionné dans plusieurs sources, l’a également accompagné dans son aventure entrepreneuriale, participant notamment à l’organisation de ses galas. “Je suis très proche de ma mère, de mes grands-parents, de mon frère. On est très famille”, confie le champion.
Sur le plan sentimental, Cyril Benzaquen a officialisé son union avec Amel Benraad lors d’une célébration de trois jours sur la Côte d’Azur, du 21 au 23 juillet 2024. La soirée d’ouverture, organisée au Palais Clément Massier à Vallauris-Golfe Juan, était une soirée orientale “Henné” aux codes des Mille et Une Nuits. Le couple n’a cependant pas attendu ce mariage pour s’afficher : Amel accompagnait déjà Cyril à ses galas de charité dès 2017, notamment au Gala de l’Espoir au Théâtre des Champs-Élysées. En octobre 2024, quelques mois après leur mariage, ils étaient ensemble au gala Enfance Majuscule à la salle Gaveau à Paris. Amel Benraad exerce comme naturopathe et coach en santé.
Cyril Benzaquen a découvert la boxe à 14 ans à Châtillon, presque par hasard, en accompagnant son cousin à un cours. “Ça a été un électrochoc”, racontait-il au Monde. Son entraîneur Aurélien Duarte, septuple champion du monde, lui a servi de modèle absolu. Ses débuts en compétition ont été repoussés à ses 18 ans par ses parents, qui voulaient le préserver. Son premier combat fut une défaite, suivie d’un an d’attente avant de retenter sa chance, puis d’une longue série de victoires qui l’ont conduit aux sommets mondiaux.