Sophie Chauveau est l’une des figures les plus attachantes du biathlon français. Née le 12 juin 1999 en Suisse, la biathlète a grandi à Bogève en Haute-Savoie avant que sa famille ne s’installe au Grand-Bornand, où les infrastructures sportives lui ont permis de progresser dans les meilleures conditions. Championne du monde de relais, soldate de l’Armée de terre, voix émue après la mort d’un camarade en Irak : à 26 ans, Sophie Chauveau incarne une génération de biathlètes françaises aussi talentueuses qu’engagées.
Sur sa vie sentimentale, Sophie Chauveau n’a jamais fait de déclarations publiques directes. Une seule information a été confirmée par des médias spécialisés de référence. En mai 2021, la biathlète était arrivée à Oberhof en compagnie de David Zobel, biathlète de l’équipe nationale allemande, alors présenté comme son petit ami. Cette relation entre les deux athlètes a duré plusieurs années, les deux évoluant au même niveau de compétition internationale. Un article sportif allemand de référence évoque en 2024 cette histoire au passé, confirmant que la relation a pris fin.
David Zobel, né le 11 juin 1996, est un biathlète allemand qui a fait ses débuts en Coupe du monde en 2021 à Östersund. Depuis la fin de cette relation, Sophie Chauveau n’a plus évoqué ni confirmé aucune vie sentimentale dans l’espace public. Elle maintient sur ce sujet une discrétion totale, ne partageant sur ses réseaux sociaux que sa vie sportive et ses émotions de compétition.
Ce que la biathlète a livré en revanche, c’est l’importance de son entourage dans les moments difficiles. En janvier 2025, alors qu’elle traversait une saison délicate marquée par une relégation en IBU Cup et une vague de messages haineux, elle a pris la parole sur Instagram pour souligner que le soutien de sa famille, de ses amis et de ses sponsors comptait bien davantage que ses résultats sportifs ou le circuit sur lequel elle évoluait. Un témoignage de résilience qui a touché de nombreux supporters.
“Ma maman m’a mis sur les skis quand j’étais toute petite”, raconte Sophie Chauveau, qui a d’abord pratiqué le ski alpin avant de se tourner vers le ski de fond pour suivre ses amies d’école, puis de découvrir le biathlon.
Sa progression sur la scène internationale est rapide et jalonnée de titres. En 2019, elle remporte la médaille d’or du relais aux championnats du monde juniors à Brezno, avec Camille Bened et Lou Jeanmonnot, devançant l’Allemagne et la Suède, et décroche également une médaille de bronze individuelle sur la poursuite. Ses débuts en Coupe du monde arrivent en 2022, avec dès la première saison une quatrième place à domicile au Grand-Bornand, devant son public et sa famille.
Le sommet de sa carrière collective arrive aux championnats du monde 2024 à Nové Město. Sophie Chauveau est membre du relais féminin français qui décroche le premier titre mondial de l’histoire dans cette épreuve, aux côtés de Julia Simon, Justine Braisaz-Bouchet et Lou Jeanmonnot. Elle termine également quatrième du sprint individuel, dans une course où ses trois coéquipières réalisent un quadruplé historique.
Ce qui distingue également Sophie Chauveau des athlètes civiles, c’est son appartenance à l’Armée de terre. Le 13 mars 2026, après le sprint d’Otepaa en Estonie, elle a pris la parole pour rendre hommage à l’adjudant-chef Arnaud Frion, membre du 7e bataillon de chasseurs alpins de Varces, tué lors d’une attaque dans la région d’Erbil en Irak. Profondément touchée, elle a appelé les citoyens français à prendre conscience du sacrifice consenti quotidiennement par les soldats déployés sur les terrains d’opération, adressant ses condoléances à la famille du soldat disparu et ses pensées aux six autres blessés rapatriés. Une prise de parole rare et sincère, 37e de la course ce jour-là, mais présente sur le devant de la scène pour ce qui comptait vraiment.